3 articles sur l'incendie au village de Vallade à Ambernac

Ambernac 09/06/1920
Vendredi, vers quatre heures du soir, au village de Vallade, un incendie à détruit une maison et son mobilier, au préjudice de M. Trény, colon. Quelque temps après, la mère de M. Treny, que l’on croyait brûlée, fut trouvée dans la Charente, où elle s’était jetée. On dut la sortir de force de la rivière.

Ambernac 17/06/1920
Une maison habitée par la famille Treny, à la Vallade, commune d’Ambernac, a été complètement détruite, en plein jour, par un incendie.
C’est la veuve Treny mère, âgée de 70 ans, qui, pendant que les siens étaient aux champs, aurait mis le feu au rideaux de son lit parce que, a-t-elle déclaré, elle ne voulait pas que son fils et sa bru bénéfice de son linge et de son mobilier.
Avant d’accomplir ce méfait, la vieille femme avait revêtu ses meilleurs habits et, après voir allumé l’incendie, elle était allée se jeter dans la Charente pour simuler un suicide ; mais elle avait eu le soin de se placer dans un endroit peu profond de la rivière.
Sur la berge, elle avait déposé sa petite fortune, soir 730 francs, dont 225e fr. en or et argent.
La veuve Treny s’adonne à la boisson. Elle a déclaré qu’elle regrettait que son fils et sa bru n’aient pas péri dans les flammes.
Les pertes s’élèvent à 13.000 francs pour les époux Treny.
L’immeuble appartient à M.Allignant, de la Prévotie, commune de Saint-Laurent-de-Ceris

Ambernac 23/06/1920
Au cours d’une enquête du parquet de Confolens concernant le récent incendie d’Ambernac qui nous avons signalé, la femme Trémy, 70 ans, mère du sinistré, a reconnu être l’auteur de l’incendie qui a détruit tout l’avoir de son fils, y compris 6.100 fr. en billets de banque qui se trouvaient dans un tiroir de la commode.
La vielle femme est maintenant à la maison d’arrêt de Confolens.

(Articles La Charente)

1920-06-20 - Ambernac