M.Véron, huissier à Confolens, installé depuis un mois à peine dans notre ville et tout nouvellement marié, a été vendredi matin victime d’un terrible accident.
Il descendait, à huit heures et demie la rue des Buttes, qui est la plus rapide de notre ville, sur une machine malheureusement dépourvue de frein. Il ne tarda pas à être emporté, culbuta une vieille femme et vient s’abîmer sur la façade de la maison de M. Masonnet, notaire.


Relevé aussitôt sans connaissance, le front ouvert les pommettes coupées, le nez à demi-écrasé, il fut transporté chez M. Bergougnioux, pharmacien, qui lui prodigua les soins les plus empressés.


M. le docteur Défaut, appelé en toute hâte, lui fit appliquer des compresses de glace, fit des injections de caféine, mais le malheureux cycliste ne reprit pas connaissance.


Notre correspondant de Confolens nous adresse samedi matin la dépêche suivante :
« M. Veron est mort ce matin samedi à neuf heure ».
Article de "la Charente" du 30/06/1901

 

1901-06-30 - Confolens rue des Buttes