24 juillet 2015

Mécontentement à Pleuville

24 juillet 1915

 

Pleuville ( cahier des instituteurs)

Le mécontentement suscité par l'attribution d'allocations a des personnes non nécessiteuses se manifeste.

Les quêteuses sont mal reçues. Souvent elle entendent cette réponse : «  l’État ferait mieux de soigner, nourrir et vêtir nos soldats que de gaspiller l'argent comme il le fait ». « Puisque l'argent ne manque pas pour donner à tort ou à travers, inutile de faire des quêtes » ou encore : «C'est honteux de faire appel à la Charité pour nourrir nos soldats alors qu'on jette l'argent à pleines mains ».

A partir de ce moment, on ne fait plus aucune quête.

La journée Française, en mai 1915, la journée de l'orphelinat des armées », en juin 1915 n'ont donné lieu à aucune manifestation, à aucune quête.

 

Rien n'est fait pour les œuvres de guerre en 1915- en raison des motifs qui les ont interrompues l'an dernier.

Mr. Le Maire, qui connait les réponses faites aux quêteuses, n'organise ni :

La journée du Poilu, ni

Les secours aux prisonniers de guerre, ni

l’œuvre des réfugies ( etc.)

 

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22 juillet 2015

Bon souvenir de Pleuville

04/06/1960
Bon souvenir de Pleuville

Annette.

A Mr et Mme Dablin à Germainville par Dreux

 

Pleuville recto

Pleuville verso

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03 septembre 2014

La blessure de Paul-Euège Dufour.

3 septembre 1914

 

34e R.A.C.

Alerte dans nuit. Nous allons mettre en batterie aux ouvrages blancs dans le camps de Chalons, sans tirer. Nous allons ensuite à Cuperly en position d'attente. Nouvelle position d'attente à St-Etienne au Temple. Passe d'un aéroplane. L'infanterie tir et blesse grièvement un homme de la 2e Batterie.

Vers 20h., nous repartons dans la direction de Châlon après avoir laissé une pièce de la 3e batterie défendre la route à St-Etienne au Temple.

L'homme blessé de la 2e batterie n'est autre que le cousin Paul-Eugène DUFOUR, de la classe 1913. Pour lui la guerre est fini. Il ira d'hôpitaux en hôpitaux, visitera, Bar sur Aube, Troyes, Nice, Angoulême, Bordeaux, jusqu'au 17 juin 1917, date à laquelle il sera réformé.
Après guerre, il se mariera, et ira vivre à Availles-Limousine, où il sera tailleur d'habits.

 

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02 août 2014

Mobilisation à Hiesse, Pleuville, Alloue

2 août 1914

 

Hiesse :

Le lendemain beaucoup de mobilisable se rendre à la mairie pour s'assurer du jour où ils doivent se mettre en route.

La déclaration de guerre n'étant pas parvenue, on se ressaisit, on envisage la mobilisation comme une mesure préventive : « La mobilisation n'ai pas la guerre».

 

Pleuville

Le dimanche 02 aout, les réservistes qui doivent rejoindre leur dépôts le 3 août, se rendre au bourg où ils se munissent de chaussures et sous-vêtements. Ils préparent leur départ pour le lendemain.

Personne ne murmure : chacun est disposé à partir. On comprend la gravité de la situation et la gaieté est disparue.

 

Alloue

Le lendemain et les jours suivants les soldats mobilisés se sont empressés de rejoindre leurs corps. Ils sont partis le cœur gros, abandonnent leurs familles, leurs travaux, mais plein d'enthousiasme et résolus à faire leur devoir.

Il n'y a pas eu un seul insoumis; tous se sont conformés aux instructions contenus dans leurs livrets.

La population a montré le plus grand calme. Vieillards, femmes et enfants se sont mis à l'ouvre afin d'effectué les travaux.

Alloue 060

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01 août 2014

Pleuville ( 16-Charente) - le tambour bat, les cloches sonnent... Hiesse et Alloue, Esse, Le Grand-Madieu

Pleuville ( cahier des instituteurs)

Le 1er août 1914, à 4 heures ½ du soir, une dépêche officielle affichée à la porte extérieure du bureau de poste, annonce la Mobilisation Générale.

Bientôt le tambour bat et les cloches sonnent.

Beaucoup de femme pleurent. Les hommes ont des figures sombres et attristées, mais tous paraissent disposée à faire leur devoir.

Dans les hameaux, le son de la cloche surprend. On croit d'abord qu'un incendie vient d'éclater mais d'autres cloches se font entendre; plus de doute : c'est la mobilisation.

Plusieurs jeunes hommes abandonnent leurs travaux et se rendent au bourg recevoir confirmation du fait redouté.

Vers 8 heures, un gendarme apporte les affiches de mobilisation. Des jeunes gens du bourg offrent leur concours pour aller les apposer dans les villages où elles sont lus le soir même, à la lueur des lanternes.

affiche mobilisation 14

 

Hiesse : Mobilisation – Hiesse -Mr Téte

 

Le samedi 1er août, à 17:30, une automobile s'arrête devant la mairie.

 

Deux gendarmes en descende; l'un deux tiens une large enveloppe noire. Ils entrent dans la mairie, le maire est présent. De l'enveloppe sont extraits des affiches. C'est l'ordre de la mobilisation et des premières réquisitions.

 

Les affiches sont remises à l'appariteur avec la liste des points d'affichage.

 Le tocsin sonne.

 Partout le travail est suspendu. De petit groupe se forme sur la place public, on causse presque à voix basse, on parait consterné.

 Alloue

 Le décret de mobilisation a été publié et affiché le samedi 1er août 1914 à 5 heures du soir.

 

Grand Madieu :
A seize heures, un cycliste, revenant de Champagne-Mouton annonce : «  La guerre est déclarée !... » La nouvelle se répand aussitôt dans le bourg et les villages les plus rapprochés : chacun laisse son travail, on accourt... un rassemblement se forme à la porte de la mairie.

 

Dix-sept heures !.. Précisément une auto ! Deux gendarmes en descendent ils apportent l'ordre de mobilisation... Les visages blêmissent ; des femmes pleurent... Ces bruits, c'était donc bien vrai !... Le premier moment de stupeur passé, les hommes s'interrogent : «  Je pars le onzième jour de la mobilisation.. Moi ; le douzième... Je suis mobilisable le second jour... ; Je pars lundi... ». mais dans l'angoisse du moment, dans le brouhaha des conversations, pas une note discordante : la France attaquée doit défendre son existence... La volonté de paix qui anime le gouvernement français n'est pas mise en doute... Les imprécations vont à l'Allemagne, a son Kaiser que l'on sait être les auteurs de la guerre.

 

 

 

Il en sera de même à Abzac, Lessac, Epenède, Asnois, Pressac, Availles-Limousine, Mauprévoir... Dans toutes les communes de France.

 

 

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