09 août 2017

Correspondance de Baptiste Rousseau d'Abzac (Charente) à mon grand-père Jo.

CORRESPONDANCE de Rousseau Baptiste à Joseph Perissat mon Grand-Père

 

Saint-Yrieix 24 juin 1917

Cher Copain.

Je répond a ton aimable lettre que j’ai reçu qui ma fait grand plaisir de te savoir en bonne santé. Pour moi sa vas toujours a peu prés et je désire que ma présente carte te trouve comme il me quitte ...

1917-06-24 - Saint Yrieix - carte puor Joseph Rousseau Baptiste 001

1 an après (aout 1918), Jean Baptiste, mourra par intoxication au gaz. Il avait 20 ans.

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26 mars 2015

Correspondance de Louis Perissat

2e bis R.M.Zouave

Le régiment se trouve en cantonnement depuis 1 mois dans le secteur de Noyelle Vion (Ouest d'Arras)


Carte de Louis PERISSAT
vendredi 26/03/1915 "carte Arras"
Chers parents je viens vous faire savoir de mes nouvelles qui sont assez bonne pour le moment et je pense que ma "mienne" vous trouve dans aussi bonne condition qu'elle me quitte. J'ai reçu aujourd'hui l'argent que vous m'avez envoyé dans la lettre recommandée, plus grand chose à vous dire seulement je vous désire une bonne santé pour la vie, votre fils L. P

 

 

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15 septembre 2014

Octave Perissat décédé des suites de ses blessures.

 Abzac (Charente)

La commune qui compte 1260 habitants, vient d'avoir son 14e tué en 44 jours.
Le dernier, est Octave Perissat, soldat au 107e R.I.

Décédé des suites de ses blessures reçus le 11 septembre dernier à Blacy (51).
Octave sera cité : Croix de guerre avec étoile de bronze

croix de guerre avec étoile en bronze citation briagde

 

 
 

Perissat Octave 1890-1914 .wmv

 

 

 

Perissat Octave 1890-1914

 

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14 septembre 2014

BONNEAU Eugène du 21e R.A.C. le 13e tué d'Abzac

14 septembre 1914

 

21e Régiment d'Artillerie de Campagne ( R .A.C.)

(21e batterie) A 4h nous allons nous placer en position de surveillance au Nord de la ferme de l’arbre de Bitry à la cote 135e. A Peine en batterie nous sommes prit – par le feu d'une batterie allemande placée vers notre droite. Nous quittons la position, nous esquivons un mouvement tournant pour venir pendre en flanc sous la direction – N.E. Les forces ennemies. Nous prenons position près de la ferme de l'arbre à 30 ou 40 m à l'Est de cette ferme. Après avoir ouvert le feu sur les positions allemandes ordre est donné d'aller occuper la cote 40 fortification passagère. En revenant de la position les avant-train sont pris sous le feu des obusiers. Les pertes sont les suivantes :

laissé blanc sur le jmo ; (oubli)

Ce jour là, le cousin Eugène BONNEAU, natif d'Abzac en Charente, canonnier conducteur de la classe 1888. Il est tué à la ferme de l'Arbre.

A 9 heures du soir environ la batterie d'alerte va cantonner à la ferme de l'arbre. 2 caissons et un canon étant resté sur la position faute d'avant train on va rechercher ces voitures dés que le reste de la batterie arrive à la ferme de l'arbre.

batterie de 75 sous le feu jpg

 

(22e batterie)

 

Départ de Bitry à 6h. Le groupe prend place à l'avant-garde de la Division avec mission de prendre des positions pour protéger l'infanterie qui progresse par les ravins du Rue du Val et de Bitry.

 

Après le passage de l'infanterie, le groupe prend place à l'arrière du gros. Vers 10 heures il reçoit la mission de s'établir en batterie à l'Est de la ferme de l'arbre pour combattre l'artillerie ennemie placée à l'Est de Tiollet d’où l'artillerie ennemie arrête la marche de l'infanterie. La 22 batterie occupe le centre de la position, distance moyenne du tir 4500 mètres.

 

Vers 13h, les batteries quittent cette position pour en prendre un plus avancé à l'Est de la cote 140 (N.O. De Bitry) en conservant la même mission.

 

Elle reste toute la journée sur cette position sous un feu nourri de l'artillerie ennemi qui n'a plus cessé depuis la reconnaissance et l'occupation de la position et qui occasionne la mise hors de combat d'un sous-officier et de 3 hommes.

 

Magnant Maréchal des logis blessé très grièvement

 

Dufour 2e canonnier servant blessé mortellement décédés dans la soirée

 

Bardet 2e canonnier conducteur blessé mortellement décédés dans la soirée

 

Duroud 2e canonnier servant, blessé à l'épaule

 

Le tir sur l'artillerie ennemie est dirigé plutôt au jugé, dans l'impossibilité ou on se trouve de pouvoir définir sa position.

 

Bivouac à la ferme de l'arbre

 

Munitions consommées 245 O.B. et 199 O.E

 

 

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08 septembre 2014

Abzac de nouveau en deuil

Les jours passent et Abzac, compte de nouveau un de ses enfants tués
le 13e depuis le début du conflis.

107e R.I. ( JMO)

Le Rgt reçoit l'ordre à 05:00 de reprendre les positions de la veille, et de les tenir à tout prix.

A 04:00 au moment ou le 2e bataillon se rassemble, une fusillade nourrie éclate vers le N.O., les balles balaient les rues du village. Des fractions du 78e se relient et dépasse les unités du 2e Btn.

Le Cdt de ce Btn (Cap Majord) donne alors l'ordre suivant :

6e Cie au nord du village pour en défendre l'accès

7e Cie à la lisière Nord du château de Beaucamp

8e Cie en réserve à l'Ouest du château.

Ces disposition très rapidement prisent et le courage des exécutants, permettent de tenir tête à un assaillant qui attaque avec une rare énergie.

Pendant ce temps, le 1er Btn laissant la 2e et 3e Cie (1 peloton) à la disposition du commandant du 3e Btn à Chatelraould, se porte avec les 1re et 4e Cie sur la croupe à l'ouest du château de Baucamp, cette croupe est occupé comme suit :

1ere Cie à cheval sur la rue haute rue - château de Beaucamp

8e Cie à l'ouest de la 1ere

4e Cie à l'ouest de cette dernière

en arrière un Btn (3e du 126e) forme avec les unités précité un groupement tactique sous les ordres du commandant Sarot.

Le 3e tiens la lisière N de Chatelraould à l'Est.

9e Cie à l'église de Chatelraould et la hauteur à l'Est.

10e Cie à gauche de la 2e Cie qui est établie avec la 6e Cie à la lisière N du village et croupe à l'Ouest.

12e Cie en réserve du 3e Btn au sud de l'église

11e Cie en réserve à la disposition du Lt Col dans le ravin à 1 km S.E. De l'église

10:00 – à 10:00 le Lt Col reçoit du Colonel Cdt la 47e brigade la note suivante du Général Cdt la 24e Division.

Toute la matinée et toute la journée, les unités du 1er Btn et du 2e Btn qui sont dans la région du château de Beauchamp restent sous un feu d'artillerie et d'infanterie intense et trainent fermement sur leurs positions qu'elles ont organisées,

A 14:30 – le Lt Col reçoit du colonel Cdt la 47e Bde l'ordre suivant : « le 108e évacue Courdemanges puis se reforme au sud de Chatelraould. Je mets se détachement sous vos ordres pour tenir à tous prix sur la position occupée. Signé Jacquot.

 Le Cdt du 3e Btn envoie immédiatement la 10 Cie en reconnaissance au Nord de Chatelraould pour débrouiller la situation. Le Lieutenant Crabos tombe avec sa section dans une embuscade et est tué; Le sous lieutenant Mazière et le sergent Marbeouf s'efforcent de rallier la section de leurs camarades disloquée. Le 1er est tué. Le reste de la 10e charge et repousse la fraction allemande. Les autres unités tiennent ferme sur le front d'un Btn du 126e vint étayer en glissant une Cie entre la route et la cote 153, tandis qu'un Btn du 326e essaie un mais peu péniblement se prendre pieds à la cote 153.

19:30 – du coté du 1er Btn, 2 sections de la 5e Cie, une de la 8e Cie sous les ordres du Capitaine Laborderie, étayé par une Cie du 126e, 1 peloton de la 3e Cie, et 1 section de mitrailleuse du régiment prononce une attaque dans la direction de cote 130 (Ouest de Courdemanges), pour chasser l'ennemi qui avance. Ils le bousculent et prennent pieds croupe 1 km S de la cote précité.

 A la même heure, l'ennemi lance un violente attaque sur la lisière Nord de Chatelraould. Les allemands repoussent nos patrouilles jettent des bombes incendiaires sur les maisons les plus avancées du village et ouvrent sur la lisières un feu violent de mousqueterie et de mitrailleuses; la ligne résiste.

Le capitaine Ravaud rallie brillamment sa compagnie qui a fléchit un moment. Finalement l'ennemi se retire dans la direction de Courdemanges.

21:30 – nouvelle attaque à l'ouest de la route; Cette attaque est arrêté net par les 1ere et 7e Cie étayés par la 3e qui, rejointe par les éléments qui l'avaient quittée le 3 septembre c'est reconstituée dans l'après midi. La nuit trouve toutes les unités du 107e sur leur position.

Pertes du jour :

33 tués

190 blessés

28 disparus

  • Ce jour là, le cousin, Jean BONNAUD, de la classe 1911 natif d'Abzac en Charente décédera à l'ambulance n° 7/12, des suites de ses blessures de guerre.

 

Carte Galica dans la vie limousine n°5

 

 

 

 

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28 août 2014

Un jour noir pour la commune d'Abzac (Charente)

Ce 28 août 1914 au lever du jour, la petite commune d'Abzac en Charente ne le sait pas encore, mais elle va vivre l'une de ses plus sombre journée de son histoire.
11 de ses enfants vont mourir le même jour lors des combat du Transloy/Roquigny avec la 62e Division d'Infanterie ( 123e et 124e brigade d'infanterie)

A ses noms ont peut ajouter le sergent-major André Chauvet du 307e R.I. Qui sera blessé à la jambe et fait prisonnier. Lui aussi était de la 62 D.I.
La commune d'Abzac inscrira 73 noms sur son monument aux morts
dont 11 morts ce 28 août 1914 avant midi.

 

338e R.I.

Le 28 aôut 1914

Départ d'Haplincourt à 4 heures.

Mêmes ordres et même disposition que la veille

Le régiment marche en queue de la colonne de la 123e brigade, à l’exception des 21e et 24e cie intercalée par le Ct de la Brigade en tête et au milieu l'A.D. Et de la 18e laissé à la gardes des T.R.

Les 17e – 19e – 20e – 22e – 23e cies, sous les ordres du Lieutenant-Colonel reçoivent l'ordre verbal, en arrivant à Rocquigny du colonel Darode., de doubler l'artillerie qui se trouvait dans le village, et de prendre le chemin Rocquigny cote 123 et ensuite la route nationale direction Peronne et s'il est nécessaire de prendre le ravin qui de la côte 123 ce dirige sur Combles.

Aucun renseignement sur l'ennemi n'est donné. Il faisait à ce moment (8h.45) un brouillard intense ne permettant pas de voir à plus de 100 à 150 m.

Une avant garde de 2 cies est envoyé de suite dans la direction indiqué, mais elle est à peine à la distance sur le chemin Rocquigny cote 123, que des coups de feu assez nombreux parent de la gauche et que le maréchal des logis Agabriel vient faire connaître que l'infanterie allemande et ls mitrailleuses sont signales vers la croupe 128 et les croupes Nord de Sailly-Saillisel. L'artillerie divisionnaire venant de se mettre en batterie à l'Ouest de Rocquigny, il était urgent de la couvrir dans la direction du Sud dangereux pour elle, ordre est donnée aux 17e et 20e cie de prendre la formation de connes et demi section par 4 à grands intervalles et de marcher en prenant Sailly-Saillisel comme objectif.

Les 2 sections de mitrailleuses sont envoyées l'une à la gauche et l'autre à la droite vers la roue nationale n°17. Une cie la 19e avec la section H.R. (Hors-Rang) l'équipe téléphonique et le drapeau reste à la disposition du Lieutenant-colonel dans le ravin 500 m à l'Est de la côte 123. En même temps des agents de liaisons sont envoyés à la recherche des cies envoyées à l'avant-garde et marchant avec le commandant du 6e Bataillon.

Vers 9 heures ; le brouillard commence à se lever et un feu intense part de la ligne ennemi qui se trouvait à 200 mètres environ, enterré dans des tranchées et disposée en forme de tenailles. Pendant ce temps, la cie de réserve se trouvait en pleine gerbe d'éclatement de projectiles allemands excessivement nombreux a dût se reporter une centaine de mètres en arrière. C'est à ce moment que le 278e qui faisait son apparition à la droite fit un mouvement de recul si marqué devant la progression rapide du mouvement allemand partant de Lesboeuf et de Marval que le lieutenant-Colonel et le commandant Wayne n'hésitèrent pas pour protéger notre artillerie, a engager la cie de réserve à la côte 129 ; la 24e du reste arrivait à ce moment et venait l'appuyer vers la côte 129 et la lisière Sud du village de Transloy. Une dernière résistance fut organisée avec le concourt de la 2e section de mitrailleuses qui s'était repliée et avec tous les fuyards ramenés par le lieutenant-colonel, et le commandant Wayne mais la position dût être abandonnée et la retraite faite dans la direction de Villers-au-Flos avec le peu de monde qui restait. Le lieutenant-colonel, le drapeau et sa garde se replièrent à leur tour, vers 11h.30 en constatant qu'il n'y avait lus aucun hommes des 17e et 20e cie envoyées à la gauche, et que la ligne allemande n'était plus qu'à 150 à 200 mètres.

Le combat état terminé vers midi et les pertes du Régiment très sérieuses.

A l'arrivée au cantonnement d'Agny dans la soirée, l'appel fait au régiment faisait apparaitre la disparition de 19 officiers , 1120 s/officiers et soldats.

Les 17-20-22-23-24e cies sont les plus éprouvées.

Redimensionnement de 1914-08 le transloy carte

 

1451434_700012043407419_4960022285071033926_n

 

Nom

prénom

grade

RI

Classe

Rm

Tué

blessé

Prisonnier

Commune °

Note

PAIROT

François

soldat

338e R.I

1905 /1528

Magnal Laval

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 20/06/1885 à Abzac (16)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé ?

FORT

Émile

soldat

338e R.I

1905 /642

Angoulême

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 09/05/1885

à Montbron (16)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé CC Le Transloy

tombe collective

DEMONTOUX

François

soldat

338e R.I

1905 / 1490

Magnac Laval

28/08/1914

Rocquigny/Le Transloy (62)

° 28/02/1885 à Abzac (16)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé CC Le Transloy

tombe collective

BOUYAT

François

soldat

338e R.I

1908 /1130

Magnac Laval

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 04/12/1888

à Hiersac (16)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé NN Rancourt (80)

tombe 1695

BOURINEAU

Jean-Baptiste

soldat

338e R.I

1907 / 1458

Châtellerault

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 28/07/1887

Le Vigeant (86)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé CC Le Transloy

tombe collective

CHINLOT

Marcel

soldat

338e R.I

1905 /1612

Magnac Laval

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 05/03/1885 à Abzac (16)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé CC Le Transloy

tombe collective

BOINEAU

Louis

soldat

338e R.I

1905 /1509

Magnac Laval

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 30/04/1885 à Abzac (16)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé CC Le Transloy

tombe collective

BARDU

Joseph

soldat

338e R.I

1906 / 1321

Magnac Laval

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 12/09/1886

Nouic (87)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé CC Le Transloy

tombe collective

BAGNAT
Alfred

soldat

338e R.I

1906 / 1326

Magnac Laval

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 25/09/1886

Abzac (16)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé CC Le Transloy

tombe collective

AUDONNET

François

soldat

338e R.I

1907 /1203

Magnac Laval

28/08/1914

Rocquigny (62)

° 26/03/1887 à

Abzac (16)

Tué à l'ennemi

Porté disparu

inhumé CC Le Transloy

tombe collective

BONNEAU

Alexandre

canonnier

34e

R.A.C

1913 / 1236

Magnac Laval

28/08/1914 à Moislains (80)

° 07/09/1893

Abzac (16)

Tué à l'ennemi

Disparu

Inhumé à la NN de Villers-Carbonnel (80)

ossuaire n°1

             

 

 

 

 

 

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