24 avril 2019

Un noyé à Availles-Limouzine

Availles-Limousine

Un noyé

Le 13 courant, M. Debenest, propriétaire à l’âge-Volergne, passait vers 7h.30, au lieu dit de la planche, lorsqu’il aperçu dans le ruisseau de « l’oignon » le cadavre d’un homme couché sur le dos.

M. Debenet prévint son voisin Moreau et l’on retira le noyé qui fut reconnu pour être le sieur Thromas François 67 ans, métayer au chaume de miltar, marié et père de 4 enfants. On croit que la mort est accidentelle ; Thromas ayant dû boire plus que de raison est tombé à l’eau, en suivant à la nuit le bord du ruisseau.
Une congestion amena la mort.

(l’Avenir de la Vienne du 18/04/1919)

 

Availles

 

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25 janvier 2019

Availles-Limouzine " Une plaisanterie de mauvais goût"

25/02/1923
Le matin de la foire, dans une de nos principales rues, les passants n’étaient pas peu surpris de voir dans un des caniveaux un crâne humain, déposé là sans savoir comment ; et les langues de raconter des choses incroyables.
On ne ménageait point les réflexions ni les reproches au fossoyeur ainsi qu’à l’autorité locale qu’on accusait de négligence dans la surveillance de la police du cimetière. C’était épouvantable de voir des débris humains traîner ainsi dans les rues ; bref, le marie informé de la présence  de ce crâne le fit immédiatement enlever et porter au cimetière à la grande satisfaction du public.
Enquête faite, toute cette macabre affaire se résume dans le fait d’une plaisanterie de mauvais goût de la part d’un ouvrier charpentier le nommé M… qui étant occupé aux travaux de démolition d’un vieil immeuble à Confolens où des ossements humains sont mis à découvert aurait rapporté ce crâne et l’aurait remis enveloppé à un des ses camarades qui très désagréablement surpris ne trouva rien de mieux pour s’en débarrasser que de le jeter à la rue.
Ici où la population a au plus haut degré le culte des morts, l’auteur de cette mauvaise plaisanterie est sévèrement jugé par tous.

 

Rue Rocquart

1923-02-25 - Crane Humain à Availles

1923-02- 25 - Availles-Limouzine

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15 juin 2018

« A qui la monnaie ? - A Moi ! »

15/06/1901 ( La Charente)

Le 9 juin, vers quatre heure du soir, plusieurs consommateurs se trouvaient dans le café du sieur Léopold Michaud, à Availles-Limouzine (Vienne).

L’un de ces consommateurs donna au débitant une pièce de 20 francs pour payer 1fr.70 de consommation. M. Michaud prit la pièce et alla chercher de la monnaie. A son retour dans la sale, il s’adressa à la table où il avait reçu la pièce en disant : « A qui la monnaie ? - A Moi ! » s’écria un individu qu’il ne connaissait pas. Croyant réellement avoir affaire à la personne qui avait donné la pièce, Michaud lui remit les 18 fr. 30 de monnaie, et l’individu parti aussitôt.

Un instant après, le consommateur qui avait donné les 20 fr. vient réclamer la monnaie qui lui revenait ! Michaud comprit alors qu’il avait été victime d’une escroquerie.

Heureusement, dit l’Avenir de la Vienne ,que des personnes présentes connaissaient le consommateur indélicat ; c’est un nommé Audoin, cultivateur à Lessac.

Une enquête est ouverte conter lui.

 

Un Léopold Michaud habite rue de l’église recensement de 1901, mais il est dit maçon.


1901-06-09 article - Lessac - Availles

 

 

 

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03 février 2016

Chiens enragé à Availles-Limouzine

Availles-Limouzine

Chien suspect. Un chien présumé atteint de la rage, a été abattu le 24 janvier, au village de la mondie, commune d'Availles-Limouzine.

Les chiens mordus par cet animal ont été également abattus.

l'avenir de la Vienne du 03/02/1916

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17 avril 2015

Un noyé à Availles Limouzine

Availles-Limouzine.
Un noyé. Le 12 courant, M.Ranger, farinier au Grand-Moulin, apercevait dans la rivière la Vienne, accroché à des branchages, le cadavre d'un homme. Les vêtements étaient complétement retournés sur la tête, laissant le tronc à nu et tout noir. M.Ranger fit sa déclaration à la gendarmerie, qui fit retirer le corps et, qui après enquête, constata l’identité du noyé, un sieur Dupuy Diomède ; 67 ans, colporteur à L'Absie (Deux-Sèvres).

Aucune trace de violence ne fut relevée et on pense se trouver en présence d'un suicidé qui a dû se jeter à l'eau il y a environ un mois on ne sait à quel endroit, et que la récente crue de la Vienne a amené jusqu'à Availles.
(avril 1915)

 

Availles Limouzine 86-Vienne_004

 

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26 février 2015

la journée du 75 à Availles-Limouzine

La journée du 75

Availles-Limousine : les habitants d'Availles-Limouzine, toujours disposés, en général, à s’intéresser à nos braves troupiers, se sont particulièrement distingués en cette journée, et nos infatigables vendeuses et vendeurs, ont rapporté sur le soir, la jolie et appréciable somme de 415 francs ; somme qui, si les insignes n'avaient pas manqué, aurait té surpassée certainement ?

M. le maire d'Availles, fort heureux d'un pareil résultat, s'est empressé de remercier les organisateurs, toutes les personnes généreuses qui ont bien voulu penser à nos enfants du front, ainsi que les très aimables, gentilles et dévouées jeunes filles et les jeunes garçons qui ont si habilement mené cette vente qu'à 3 heures du soir elle était terminée. On est heureux de penser que toutes les sommes recueillies en cette journée ne manqueront pas d'adoucir le sort de nos héroïques soldats.

M. le Sous-Préfet de Civray, a su, par des mots fort aimables, adressés à la personne chargée du versement, manifester tute sa satisfaction pour le beau résultat obtenu, et après celle-ci de vouloir bien adresser ses remerciements à la population si patriotique d'Availles-Limouzine.

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06 février 2015

Availles-Limousine : VOL ou NICHE

Availles-Limousine ( l'avenir de la vienne du 06/02/1915)

Vol ou niche ? - Le 31 janvier, plusieurs jeunes gens étaient venus se livrer au plaisir de la « glissade » dans un champ situé près de la route d'Availles à Abzac. L'un d'eux, M. Jean Maillard, 17 ans, propriétaire à la Garselle (commune de Confolens) plaça son pardessus sur un buisson pour faire une promenade à bicyclette, mais à son retour il avait disparu. L'un des autres jeunes gens avoua qu'il l'avait caché à 50 mètres de là par plaisanterie, mais de cet endroit le pardessus avait également disparu et ne fut pas retrouvé malgré les recherches aux alentours, M.Maillard a porté plainte.

 

Abzac Paysage 2

 

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09 octobre 2014

Availles Limouzine, aux blessés militaires et réfugiés.

9 octobre 1914

 

Blessés militaires et réfugiés.

La modeste petite ville d'Availles-Limouzine tient à l'instar des autres communes du département, et sans forfanterie, à faire connaître qu'elle a rempli son devoir patriotique, et que les dirigeants de cette commune, n'ont pas attendu l'exemple de leur voisins pour agir.

Du reste voici ce qui a été fait.

1 – Dés le mois d'août une première souscription a produit 1200 fr. qui ont été versés entre les mains de M. le Sous-Préfet de Civray.

Une 2e souscription versée à M. l'inspecteur d'académie est montée à 270 fr.

3 – Une famille charitable a confectionné, avec l'aide de plusieurs personnes, pour divers hôpitaux de Poitiers, un nombre considérable de vêtements de toute sortes dont la valeur peut-être portés à plus d'un millier de francs.

4 – Nombreuses sont les personnes charitables qui ont adressé particulièrement aux hôpitaux, à l'ordre de la Croix-Rouge, plusieurs ballots de linge.

5 – Les autorité d'Availles ont demandé à recevoir 18 enfants de l'assistance publique qui devaient être répartis chez les membres de l'Enseignement.

Elles ont également demandé à MM. Peret et Farizy : 10 réfugies complètement indigents : 10 pouvant travailler un peu, et 10 pouvant subvenir à leurs besoins.

Les enfants de l'assistance et les émigrés n'ont pas encore été envoyés ; mais les habitants d'Availles espèrent qu'on ne les oubliera pas dans une prochaine répartition.

C'est qu'Availles n'est jamais en retard pour faire le bien ; et cette localité en a d'autant de plus de mérite que, sans les circonstances douloureuses que nous traversons, les localités voisines ignoreraient encore longtemps les nombreuses misères soulagées.

Peu de communes, en outre de ce qui a été indiqué plus haut, donnent aux pauvres d'une façon si libérale, et Availles distribue par semaine 130 livres de pain. Tous les mois elle donne 40 bons de 10 francs, aux vieillards nécessiteux, et 41 bons de 5 francs pour les familles nombreuses.

Sans ostentation, Availles fait son devoir, non seulement envers la patrie, mais encore envers les pauvre !

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03 septembre 2014

La blessure de Paul-Euège Dufour.

3 septembre 1914

 

34e R.A.C.

Alerte dans nuit. Nous allons mettre en batterie aux ouvrages blancs dans le camps de Chalons, sans tirer. Nous allons ensuite à Cuperly en position d'attente. Nouvelle position d'attente à St-Etienne au Temple. Passe d'un aéroplane. L'infanterie tir et blesse grièvement un homme de la 2e Batterie.

Vers 20h., nous repartons dans la direction de Châlon après avoir laissé une pièce de la 3e batterie défendre la route à St-Etienne au Temple.

L'homme blessé de la 2e batterie n'est autre que le cousin Paul-Eugène DUFOUR, de la classe 1913. Pour lui la guerre est fini. Il ira d'hôpitaux en hôpitaux, visitera, Bar sur Aube, Troyes, Nice, Angoulême, Bordeaux, jusqu'au 17 juin 1917, date à laquelle il sera réformé.
Après guerre, il se mariera, et ira vivre à Availles-Limousine, où il sera tailleur d'habits.

 

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20 août 2014

Premiers combats, Pour. Jean BENOIT (229e R.I.), Julien Alexandre, Baptiste Vergnaud, François Dudognon (325eR.I.).

3e R .I.C

Le régiment, l’État Major, et un bataillon du 2e reste à Chauvency-St-Hubert

Les 1er et 3e bataillon sont envoyés aux avant-postes remplacer deux bataillons au 7e régiment qui rentrent à Chauvency-St-Hubert. Ils quittent Chauvency-St-Hubert à 10h.30 et sont installés à midi.

 

115e R.I.

Sans changement.

 

125e R.I.

Le 9e C.A. doit être retiré de ses positions et embarqué à destination du Nord. Lieu de débarquement Amagné, Lugny tout est préparé pour l'embarquement en 3 éléments égaux c.a.d répartition de l'E.M du régiment et du matériel ente les 3 bataillons.

Le dépôt envoi, 1 sergent, 2 capitaines et 47 soldats.

21h. Ordre de ne plus embarquer et de prendre position pour couvrir Nancy.

Nombreux blessés ( 344e - 257e..) venant de la direction générale : Delme.

On apprend la mort du Lieutenant-colonel d'Usson du 325e tué vers Nomény.

 

134e R.I.

combat de St Jean de Bassel.

Arrivée à Langatte à 3 heures, le régiment est en 2e ligne pour appuyer l'attaque du 56e qui a Gosselming pour objectif.

Les 1er et 2e bataillon se placent face à Gosselming sur les pentes ouest de la cote 302., le 3e bataillon échelon à gauche et en arrière sur la Tuilerie, il est à la disposition du général de brigade. Le 56e attaque Gosselming. Pour appuyer cette attaque le 1er bataillon marche à travers bois sur la ferme Altzing et St Jean de Bassel. A la lisière Nord du bois du Commandeur le bataillon est assailli par les feux d'infanterie d’artillerie de campagne et d'obusiers. Il essai de se porter en avant mais est ramené. Le 2e bataillon mon – en arrive et à droite du 1er bataillon, il n'arrive pas au combat. Le 3e bataillon part de la Tuilerie pour prolonger à gauche le 1er bataillon arrive à la ferme d'Alzing qu'il ne peut dépasser. De nombreux cavaliers ennemis l'observe sur son flanc gauche. La position fortifiée de Saint-Jean de Bassel n'a pu être enlevé.

Le 1er bataillon se reforme à Diame-Capelle, les 2e et 3e Btn se replient par Langatte sur Kerprich aux bois, puis le 1er Btn organise une position défensive sur le chemin à 1 km S.O. De Barchain face à Diane Capelle. Les débris éparses du régiment sont rassemblés là à 15:00. A 17:00 on reçoit l'ordre de cantonner à Hablutz. Le régiment est épuisé :

pertes : tués – 1 officier, 2 sous-officiers, 23 caporaux et soldats. Blessés - 5 officiers et 20 sous-officiers, 222 caporaux et soldats. Disparus – 5 sous-officier, 85 caporaux et soldats. 12 chevaux tués ou disparus.

325e R.I.

Les troupes sont à leurs emplacement de combat au point du jour. Rien à signaler jusqu'à 11:00.

A 11:00 une colonne ennemi est signalée marchand sur Rancourt de Nomeny.

Poste de commandement du général commandant la brigade – statue de la vierge – Toutes les troupes sont sous les armes.

A 13:30 sur l'% du général commandant la Division, les deux bataillons du 325 sont envoyés à la disposition à Morey. Vers 17 heures, 1 Btn du 325 s'engage en la direction Maunecourt Nomeny pour soutenir la gauche du 277 qui a été chassée de Nomeny et qui faiblit. Le bataillon progresse rapidement jusqu'à Maunecourt et demande secours. Le 2e bataillon du 325 se porte en avant, à la droite du 1er. Les deux Btn nullement soutenu pas l'artillerie, qui tue à 6.500, sont en butte à des feux violents d'infanterie et d'artillerie de gros calibre, et après s'être porté d'un bel élan jusqu'aux portes de Nomeny sous-bellement et battent en retraite. Le colonel est tué, les deux chefs de bataillon blessé; le soir, il n'y a que 200 hommes environ de chaque bataillon réunis à Villers Prud'homme et Ville au Val. L'ennemi ne poursuit pas et se retire même de Nomeny.

Aucune attaque sur le reste du front, nuit calme..

  • Ce jour là, à Nomeny, Julien ALEXANDRE (classe 1897) natif de Romagne (Vienne-86) caporal au 325e RI, sera blessé par balle " perforation du poumon gauche". Il restera à l’hôpital de Nancy jusqu'au 25 août, avant de partir à l’hôpital de Châteauroux jusqu'au 9 octobre, et de rentrer au dépôt le 10 du même mois.

  • Ce jour là, à Nomeny, Baptiste VERGNAUD (classe 1904), natif d'Availles-Limousine (Vienne-86), soldat au 325e R.I., sera blessé par éclat d'obus '' fracture du bras droit et paralysie radiale. Baptiste sera reformé le 07/03/1916.

  • Ce jour là, à Nomeny, François DUDOGNON, (classe 1905), caporal au 325e, sera blessé, il décèdera le 25 août à manoncourt. Il était natif de Pressac (Vienne-86), et fils de François et de Marie Royer.

229e R.I.

La brigade reçoit l'ordre suivant ( n° 97).

le 229e régiment d'Infanterie relèvera le 52e RI à la défense de la Haute Vallée de Steigne. Il organisera les village de Steige, haut de Steige, Ranrupt et la bifurcation du chemin Hirre (1500 m N de Breitenbach). Points sus désignés à occuper à 3 heures.

Le 229e voulant occupé Steige se heure à des forces très supérieur reformé dans l'après-midi.

Pour la première fois, les hommes entendent le sifflement des balles, le crépitement des mitrailleuses et l’éclatement des obus.

Ce premier contact avec le feu est supporté par tous allégrement, avec un entrain parfait et une crânerie remarquable.

Ce jour là, mon grand-père Jean BENOIT, soldat au 229e RI de la classe 1906, sera porté disparu, fait prisonnier dans le secteur Colroy-La-Roche.
Interné à Lechfeld en Allemagne, il ne reverra la France qu'en decembre 1918.

Vosges pour le 229e R