29 mars 2015

Les Zeppelins sur Puteaux, Suresnes, Courbevoie

La presse allemande et le raid des Zeppelins.

Sous le titre : «  la Nuit de terreur à Paris », le Berliner Tageblatt, cité par les Leipziger Neueste Nachrichten, fait un récit fantastique du raid avorté des zeppelins sur Paris. Voici quelques extraits de ce récit, presque entièrement inventé :

Des forts extérieurs, du Mont-Valérien, de la tour Eiffel et de beaucoup d'autres ponts de la ville, le ciel était fouillé par de puissant projecteurs ; De nombreux avions, armes de canons, faisaient des patrouilles dans le ciel.

Des deux géants de l'air, l'un volait à 800, l'autre à 1.500 mètres ; celui-ci fut attaqué sans succès.

A Argenteuil, combat émotionnant entre un zeppelin et plusieurs avions blindés.

Les bombes lancées vers deux heures quinze, par deux zeppelins, sur Puteaux et Suresnes, ont occasionné des dégâts formidables.

A Courbevoie, en dehors de la rue Ulbach, deux bombes tombèrent sur une fabrique éclairée ,qui fut complétement réduite en cendres. Plusieurs ouvriers sont morts.

A quatre heures trente, les deux zeppelins, dont l'apparition avant provoqué partout « une panique indescriptible, disparurent.

A Saint-Germain, les Allemands ont lancé une proclamation libellée ainsi : « Parisiens, ce sont vos œufs de Pâques : ».

Sept avions français s'étaient mis en chasse. On reste muet sur les résultats.

1915-03-29 puteaux c

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02 mars 2015

Le crime de Puteaux " l'assassinat de Potier".

03/01/1900 (Mercredi) – (Le matin)

Un employé du marché de Puteaux, M.Léon Potier, âgé de 54 ans, marié et père de famille, demeurant à Levallois-Perret, 83, rue de Gravel, a disparu depuis dimanche, et toutes les recherches qui ont été faites jusqu'ici pour le retrouver sont restées infructueuses.

Voici dans quelles circonstances a eu lieu cette disparition :

Dimanche soir, à 6 heures et demi, le patron de Potier, M. Pierre, concessionnaire des marchés de Suresnes et de Puteaux, lui remettait la somme de 135 francs et ses appointements du mois.

1900-01-03

Potier, à l'occasion de la nouvelle année, s'attarda jusqu'à minuit, en compagnie de quelques amis, dans un débit de vin de la place du marché. Lorsqu'il se disposa à regagner son domicile à Levallois, ses camarades lui firent observer qu'il avait tort de se mettre en route dans la nuit, avec de l'argent sur lui.

Cependant, ne voulant pas inquiéter sa femme et ses enfants, il préféra rentrer chez lui. En quittant le débit, il n'était nullement ivre, et sa disparition ne s'explique pas.

M. Pierre, au service de qui Potier était depuis plusieurs années, fait l'éloge de son employé : « C'était un homme rangé, sérieux, incapable de se laisser entrainer. »

Espérons que l'enquête ne tardera pas à aboutir.


04/01/1900
– Le matin

Nous avons raconté, hier, la disparition d'un nommé Potier, employé au marché de Puteaux. L'enquête ayant établi que Potier avait très peu bu et qu'il n'était pas ivre, l'hypothèse d'un crime semblait très admissible, d'autant plus que la banlieue est infestée de malandrins qui bravent impunément la police, trop insuffisante pour les combattre d'une manière efficace.

Lundi matin, à neuf heures, un marinier, M. Rolland, âgé de quarante-cinq ans, patron de la péniche Isly, amarrée quai de Puteaux, venait déclarer à la gendarmerie que, dans la nuit de dimanche à lundi, il avait été réveillé par un bruit de lutte suivi bientôt de la chute d'un corps dans l'eau.

Accompagné de sa femme, M. Rolland monta sur le pont du bateau, et, malgré l'obscurité intense, aperçu se débattant dans l'eau, à quelques mètres de la rive, cramponné à une barque et poussant de faibles gémissements, un individu qui ne tarda pas à disparaître ; Sans perdre un instant, M. Rolland se porta à son secours, mais tous ses efforts furent vains, il ne put le retrouver.

1900-01-04 l'affaire Potier

 

Au petit jour, le patron de l'Isly aperçut sur la berge une casquette en drap noir avec une visière en cuir noir, qui a été, dans la journée, reconnue par Mme Potier.

Ainsi donc, le doute n'est plus possible, le malheureux a été victime d'une agression. Son corps n'a pas encore été retrouvé.

Potiers avait été, pendant 25 ans, employé de la Compagnie de l'Ouest ; Il avait obtenu sa retraite il y a deux ans. Il était père de 5 enfants.

19/04/1900 – le petit Parisien)

le crime de Puteaux – Nos lecteurs n'ont pas oublié la disparition survenue, il y a quelques temps, d'un employé du marché de Puteaux, Alexandre Pottier, âgé de 48 ans, demeurant à Levallois-Perret, et qui, ayant reçu dans la soirée ses appointements, s'élevant à 150 francs, en pièces de 5 francs, n'avait plus été revu depuis.

Le lendemain matin, sa casquette était retrouvée sur la berge de la Seine, près d'une péniche dont le patron déclara que, pendant al nuit, il avait entendu le bruit d'une lutte, puis des plaintes, des gémissements, et la chute d'un corps dans l'eau.

D'actives recherches avaient été faites et l'hypothèse d'un crime paraissait vraisemblable.

On ne peut conserver aucun doute maintenant ; le corps de Pottier a été en effet repêché, hier matin, à 10 heures, quai de Courbevoie ; l'infortuné avait le front ouvert et portait à la base du crâne un trou béant ; toute les poches de ses vêtements étaient vides, sauf une d'elles où on a retrouvé un carte d'électeur.

 

1900-04-19 l'affaire Potier

Après les constations légales faites par M.Mazuré, commissaire de police de Courbevoie, le corps a été transporté à la morgue.

Sa famille, qui habite actuellement la rue Gravet, à Levallois-Perret, a été aussitôt prévenue.

Pottier était retraité de la Compagnie des Chemins de fer de l'Ouest, qu'il avait quitté peu de temps avant le crime dont il a été victime.

rue gravet àl Levallois-Perret

 

 

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12 février 2015

Inondation Puteaux novembre 1910.

Dans la série tu viens de .... si tu as déjà vu les quais et l'Ile de Puteaux inondés, comme ici le 19/11/1910. ( photo 19-11-10, inondations du tennis de l'Ile de Puteaux : [photographie de presse] / [Agence Rol]
Voici quelques articles de presse de nov 1910.


14/11/1910 : A Puteaux, quai National, les grues à vapeur sont submergées, des marchands de vin vident leurs caves et montent les fûts dans les boutiques. A l'arsenal des infiltrations se sont produites.


15/11/1910 : A Puteaux, sur les quais, les pompes d'épuisement ne cessent de fonctionner dans de nombreuses usines et maisons il en est de même à Suresnes.


16/11/1910 : A Puteaux, on songe à réquisitionner des voitures pour enlever les meubles des familles de plus en plus nombreuses qui, affolées, courent la mairie demander des secours


19/11/1910 : Puteaux, les pompes d'épuisement sont impuissantes devant la force et la rapidité croissante des infiltrations. Il en est de même à Suresnes où de nombreuses maisons vont être évacuées.


20/11/1910 : A Puteaux, les établissements industriels, les magasins et les maisons inondés sont de plus en plus nombreux.


21/10/1910 : A Puteaux, Suresnes, Colombes, Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, la situation est à peu près celle d'avant-hier. Les nouvelles, relativement rassurantes, ont remis un peu d'espoir au cœur des malheureux habitants.

1910-11-19 puteaux inondation ile de puteaux tennis

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16 mars 2014

la seine monte, les quais de Puteaux inondés.

La Seine monte. 16/03/14

La crue commence à devenir inquiétante. Il a à craindre, si la pluie continue à tomber pendant quelques jours, que tous les quais soient complétement submergés.

En aval de Paris, Suresnes, Courbevoie, Neuilly et Puteaux ont leurs rives recouvertes. La pointe de l'Ile d'Epinay a disparu sous les eaux.

Les cotes étaient hier de 4,05 m au pont d'Austerlitz et de 4,99 m au pont Royal.

 

 

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